eteourcqCa y est c’est officiel , depuis dimanche c’est l’été. Les oiseaux chantent, le soleil brille et la fête de la musique a donné le coup d’envoi des manifestations estivales. Certes, pour ceux qui auront la chance de partir, ce n’est pas encore tout à fait  l’heure des vacances, mais il est déjà possible d’en prendre un avant-goût sans aller très loin. Ainsi, tout l’été, le Comité départemental du tourisme de Seine Saint-Denis organise plusieurs manifestations autour du canal de l’Ourcq, des bals et concerts sur des barges, des visites et balades insolites. De même, tous les week ends jusqu’à fin août, des navettes fluviales vous emmènent d’Aulnay au bassin de la Villette pour la somme symbolique de 1 euro.

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Notez que l’aller-retour prend au moins 3 heures, le temps de méditer sur le développement durable et la biodiversité en Seine-Saint-Denis ! Il faut cependant regretter que la partie Est du département soit un peu oubliée par le Comité départemental du tourisme. Cela me permet de rappeler que cela fait des années que je plaide pour un travail sur cette question à Tremblay. Malheureusement, la Municipalité de Tremblay ne semble pas du tout intéressée par cette question, il faut espérer qu’elle se réveille un jour. Notre ville est également la porte d’entrée sur le département de Seine et Marne, un département très soucieux de développer le potentiel du canal et avec lequel un travail partenarial pourrait s’engager.

logoAFLOEnfin, bien sûr, je ne peux évoquer le tourisme et le canal sans parler de l’association Au Fil de l’Ourcq (AFLO), née et domiciliée à Tremblay, qui fait toujours un travail remarquable sur la valorisation du patrimoine, notamment en assurant l’ouverture au public des usines élèvatoires de Trilbardou et de Villers-lès-Rigault, toutes deux classées patrimoine historique. Ces deux ensembles architecturaux appartiennent à la Ville de Paris, propriétaire du canal, et constituent à la fois des lieux de balade remarquables, entre Marne et Ourcq, et des témoignage exceptionnels du patrimoine industriel du XIX ème siècle. Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur le site d’AFLO ou téléphoner au 01 64 35 68 21 ou au 06 88 60 66 19.

Les élections européennes approchent. La campagne a du mal à décoller, les états majors craignent une très faible participation, mais il faut au moins signaler les efforts de certaines formations politiques pour améliorer la qualité de leur campagne officielle audiovisuelle. Les spots sont en général plus dynamiques et d’une esthétique plus travaillée que par le passé. A cet égard, la prestation Martine Aubry est plutôt réussie 

 

 

Sur le fond, la gauche européenne a également eu le mérite de conjuger ses efforts pour tenter de donner une sens réellement politique et européen à cette élection, en mettant en avant un ensemble cohérent de propositions communes rassemblées dans le Manifesto du Parti Socialiste Européen

 Enfin - penser global, agir local ! – ma tribune dans le journal municipal est consacrée ce mois-ci aux élections européennes. La date limite de consommation sera courte – jusqu’au 7 juin – mais il me semblait indispensable de consacrer cet espace d’expression à un scrutin qui va donner le ton à la politique européenne des 5 prochaines années.  Voici donc mes 1700 signes de juin :

 

Un manifeste pour une autre Europe.

Les débats passionnés de 2005 autour du référendum sur le traité constitutionnel semblent bien loin. Mais les élections européennes confrontent toujours des conceptions politiques radicalement différentes. Celle de Nicolas Sarkozy est simple : « L’Europe doit changer, le changement c’est moi ». Pourtant, la Présidence française de l’Union n’a pas été une réussite. Mis à part l’affichage et les grandes démonstrations médiatiques, Nicolas Sarkozy est resté dans le droit fil des conservateurs européens. Ses pratiques ont affaibli les institutions communautaires, il n’a obtenu aucun résultat sur le plan social ni sur les services publics, a reculé sur la durée maximale du travail, et a échoué sur le plan économique.

Mais face aux conservateurs, il existe une véritable alternative européenne. Les partis socialistes de chaque pays se sont accordés sur le Manifeste du Parti Socialiste Européen (PSE). Celui-ci est porteur d’une dynamique nouvelle, à travers un véritable plan de relance  économique et écologique, avec une directive cadre sur les services publics, avec la lutte contre le dumping social et la proposition forte d’un salaire minimum européen.

Ces élections pourraient porter une majorité de gauche au Parlement européen. Dans ce scrutin à la proportionnelle intégrale, propice à la dispersion et au défoulement, le vote socialiste est non seulement utile pour la France et pour l’Europe, mais indispensable pour changer l’orientation libérale de la Commission européenne. Pour cela, il est essentiel de devancer les conservateurs au Parlement européen, et seul le PSE, qui regroupe l’ensemble des socialistes européens, est en mesure le faire.

 Thierry Godin – Conseiller municipal – Parti socialiste

pirate-pc-mouseAujourd’hui, le gouvernement a enfin réussi à faire adopter sa loi « création et internet », dite Hadopi, par les députés. Je suis heureux de constater, qu’hormis quelques exceptions, la gauche a bien bataillé contre ce texte inepte. Inepte et symbolique, car les multiples controverses autour du projet de loi Hadopi soulèvent des questions essentielles sur le devenir de notre société médiatique. Cette loi défend principalement les  intérêts des grandes entreprises de communication, les producteurs, les diffuseurs, qui sont, bien plus que les artistes eux-mêmes, victimes du téléchargement illégal. En effet, le droit d’auteur résiste relativement bien, tout simplement parce que la vente directe d’œuvres représente moins de 20 % de l’ensemble des droits perçus par les auteurs. Ce n’est bien sûr pas un hasard si Pathé, Universal ou la FNAC sont les principaux zélateurs de ce texte. Quand à l’affaire TF1, avec l’éviction de Jérôme Bourreau-Guggenheim, responsable du pôle innovation web de la chaîne, elle n’est rien de moins que consternante. Cette affaire fait toucher du doigt les liens consanguins entre la principale chaîne de télévision privée et l’Etat Sarkozyste. Je suis curieux de connaître l’issue du procès aux prud’hommes qui devrait s’ensuivre. Le délit d’opinion va-t-il devenir une cause de rupture de contrat de travail ?

 Mais pour revenir au texte lui-même, sa nature frileuse et uniquement répressive le rend déjà obsolète. Plutôt que de mener un ultime combat d’arrière-garde contre l’évolution technologique,  la seule question qui vaille aujourd’hui est celle de repenser la rémunération du droit d’auteur. La reproduction et la diffusion illimitée d’œuvres audiovisuelles  sous forme de fichiers numériques pose certes un problème. Mais c’est un fait, c’est le sens de l’histoire. Tout dispositif répressif ou culpabilisant sur le prétendu pillage culturel ne pourra être qu’éphémère. Sans être bêtement cocardier, la « contribution créative », défendue par les socialistes notamment me semble une piste bien plus intéressante à explorer. Proposé par le chercheur Philippe Aigrain, ce nouveau système autoriserait le partage de fichiers sur Internet dans un cadre non commercial tout en mettant en place une contribution forfaitaire mutualisée pour chaque foyer. Destiné en majeure partie à la rémunération des créateurs, le montant de cette contribution serait fixé entre 2 et 7 euros par mois et par foyer abonné au haut débit, pour un montant global situé entre 700 millions et 1,4 milliard d’euros par an. Ce qui pourrait s’apparenter aux redevances déjà mises en place à partir de 1985 pour les mêmes raisons, jadis sur les cassettes, et aujourd’hui sur les CD et DVD vierges. En effet, il n’est pas inutile de rappeler qu’à l’arrivée des cassettes audio, puis VHS, puis des supports numériques, les mêmes questions sur la reproduction des œuvres étaient posées. Avec déjà les mêmes réflexes mercantiles et rétrogrades et, heureusement, des réponses qui le furent moins. Il est vrai qu’à cette époque, Jack Lang était encore du côté des modernes…

 Pour finir, signalons aux jeunes parents, la sympathique initiative du label BlogUp Music qui met en ligne gratuitement le volume 4 de « Have a good night » un disque de berceuses new look. Comme quoi, la création n’est pas forcément victime du Net !

grand-pariJ’ai été frappé par le vent d’unanimisme qui est passé après la conférence de presse de Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris. Le 29 avril, sous les reproductions médiévales de la Cité de l’Architecture, notre Grand Président Sarkozy (GPS) nous a gratifiés d’une reculade étonnante. Il a soigneusement évité tout ce qui fâchait, en particulier la question des réformes institutionnelles. Après la levée de bouclier provoquée par le rapport Balladur présenté début mars, on avait rapidement compris que le volet institutionnel serait repoussé. Mais en fait, mercredi, il a été purement et simplement désintégré. Désormais, qu’on se le dise, pour notre GPS, l’important c’est le projet. C’est promis, il ne s’intéresse plus qu’au développement urbain, durable, équitable, de la capitale. Et peu importe comment. Pour la gouvernance, ce sera aux générations futures de se débrouiller.

Alors, à défaut de lancer la révolution institutionnelle, qu’a donc annoncé notre GPS ? Eh bien, il  a égrené de doctes considérations sur la ville lumière, son histoire, son destin, son avenir, parsemant son discours de quelques propositions, en matière d’urbanisme notamment, dont personne ne sait comment elles pourront être suivies d’effet. Il a en particulier promis de nous faire le Grand Huit, un métro de 130 kilomètres autour de Paris pour la modeste somme de 35  milliards d’euros. Une merveille d’inventivité technocratique, qui, après le flop des villes nouvelles, risque de nouveau de corseter la région parisienne dans un schéma de développement théorique et figé. Pourtant, une des principales constantes des équipes du Grand Pari de l’agglomération parisienne, était justement de ne plus morceler la métropole dans des zonages hermétiques entre activités économique, logement, commerces. Avec ce métro couteux, qui ne reliera que de futurs pôles économiques sélectionnés d’en haut, on régresse vers une logique étatique et dépassée du développement urbain.

Par ailleurs, outre la question des transports, notre GPS, sans surprise, s’est précipité sur les propositions les plus faciles émises par Christian Blanc et les dix équipes d’architectes du Grand Pari. Une nouvelle forêt dans le cône de bruit de Roissy ?  Oui bien sûr, planter des arbres, ça plaît toujours ! Des clusters, ouah ça sonne bien, ça fait riche, vous m’en mettrez une dizaine. Une capitale se doit d’avoir une entrée maritime ? Ben voyons, Paris-sur-mer, c’est simple, ça a de l’allure, ça brille, ça ne pouvait que plaire à notre GPS ! Allez, avec notre GPS, cap sur le Grand Paris Bling-Bling.

cartemunicipale1Celles et ceux qui s’intéressent de près à l’actualité politique à Tremblay n’auront pas manqué de constater une avancée démocratique considérable dans le dernier Tremblay Magazine. Deux pages au lieu d’une seule sont désormais consacrées à l’expression des sensibilités politiques siégeant au conseil municipal. Pourquoi cette soudaine hypertrophie politico-textuelle dans la publication municipale me direz-vous ?!  Mais tout simplement parce qu’il a fallu ajouter un cinquième espace d’expression pour le Parti socialiste.

De la discussion jaillit la lumière ! Il semble que la municipalité ait été convaincue de la pertinence de mes arguments et de la nécessité de mettre fin à la procédure contentieuse que j’avais engagée. La loi dite “Démocratie de proximité ” et la jurisprudence du tribunal administratif sont en effet sans ambiguïté sur le droit d’expression des minorités dans les journaux municipaux. Mais cette page conflictuelle est désormais tournée. J’aurai désormais – sauf accident de parcours – un espace d’expression tous les mois dans le journal municipal et je ne bouderai pas mon plaisir devant cette réelle avancée démocratique. Cliquez ici pour lire mon premier texte paru dans l’édition d’avril.

Reste que pour le lecteur tremblaysien non-initié, la présence d’une tribune - la mienne – siglée “Parti socialiste”, au côté d’une autre tribune, signée Alain Durandeau, au nom des “élus socialistes de Tremblay” a de quoi laisser perplexe. Alors petit rappel. Lors des élections de mars 2008, Alain Durandeau et les membres de son groupe étaient sur la liste du maire et ont donc été exclus du Parti socialiste qui présentait sa propre liste. Ils ont depuis rejoint le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon. Vous suivez ? Quant à moi, j’étais  tête de liste du Parti socialiste “officiel” aux élections municipales (cf illustration). Aucun n’accord n’ayant pu être trouvé avec François Asensi qui voulait nous imposer des conditions inacceptables, le PS a fait cavalier seul, allant au-devant d’une défaite certaine, mais sans autre choix. En conséquence de quoi, aujourd’hui, nous sommes dans l’opposition, ce qui constitue une première à Tremblay depuis l’union de la gauche initiée dès 1971 par Georges Prudhomme pour le Parti communiste et Hervé Revel pour le Parti socialiste. Suite au prochaine épisode.

hdvtremblay1Le prochain conseil municipal se déroulera le lundi 30 mars à 19h00. Un conseil important puisqu’il sera notament consacré au traditionnel collectif budgétaire de la ville et à la fixation des taux d’imposition pour l’année 2009. Autre sujet qui concerne directement la vie politique locale, l’installation de conseils de quartier, une mesure que nous avions mis en avant lors de la campagne municipale pour développer la démocratie participative ,ou dit plus simplement, pour améliorer la concertation et le dialogue. Autant dire qu’il y a de quoi faire ! Je m’aperçois par ailleurs que je n’avais pas mis en ligne mon intervention introductive lors du vote du Budget primitif 2009 en janvier dernier, c’est chose faite, cliquez-ici !

Voilà, j’étais parti quelques jours, j’ai pris un peu de soleil et ramené quelques images dont celles-ci de l’entraînement d’un pilote de la sécurité civile sur le lac de Saint-Croix du Verdon. Je n’ai pas eu le temps de photographier le virage et l’approche serré au ras des collines, mais l’écopage d’un bombardier est toujours un spectacle étonnant… et risqué pour l’équipage. Dernier accident local en date, en 2004, un bombardier d’eau s’est abîmé dans le lac et repose à près de 40m de profondeur…

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antenne au-dessus du stade F. Noêl à Tremblay

 

Le monde scientifique est loin d’être unanime sur les conséquences sanitaires des ondes électromagnétiques. Pouvoirs publics et opérateurs s’appuient sur des rapports officiels rassurants, mais de nombreuses équipes de chercheurs ont fait part de leurs plus vives inquiétudes en particulier à propos des effets «athermiques» des émissions. Mercredi dernier, un changement de jurisprudence important est intervenu sur cette question de santé publique. Saisie par trois couples de Tassin-la-Demi-Lune (département du Rhône), la cour d’appel de Nanterre a condamné  Bouygues Telecom à démonter ses installations situées à proximité du domicile des plaignants. La Justice n’avait jamais confirmé la condamnation d’un opérateur à démonter ses antennes. Jusqu’à ce que soit invoqué «le trouble anormal de voisinage».  En l’espèce, la cour d’appel ne s’est pas prononcée sur la nocivité des champs électromagnétiques mais a simplement admis que les plaignants subissaient un trouble du fait d’être exposés à un risque sanitaire. Et contrairement à ce qui a été répété en boucle dans les médias, cet arrêt n’est pas basé sur le principe de précaution inscrit dans la constitution française. Jusqu’à présent, en l’absence d’une véritable réglementation et d’une vision claire des risques sanitaires, la jurisprudence a régulièrement conforté les intérêts des opérateurs mobiles. Ainsi, plusieurs arrêtés municipaux établissant des périmètres d’interdiction ont été annulés par les tribunaux administratifs. Le recours au principe de précaution n’étant pas assez fortement étayé par des études scientifiques incontestées.

 En revanche, plusieurs conflits opposant opérateurs et associations de riverains ont conduit au démontage d’antennes-relais. Certaines collectivités européennes ont obtenu, par la négociation,  le respect de normes beaucoup plus contraignantes concernant la puissance autorisée pour les antennes-relais. C’est notamment le cas de Paris, qui a signé avec les 3 opérateurs de téléphonie mobile, la charte « relative au contrôle du déploiement d’antennes-relais de téléphonie mobile ». Cette charte fixe un seuil indé­passable à 2 V/m en moyenne sur 24 h consécutives, soit un niveau très inférieur à celui prévu par la réglementation. La charte parisienne est la seule en France à comporter des dispositions aussi contraignantes.

 De leur côté, l’association des Maires de France (AMF) et l’association française des opérateurs mobiles (AFOM) ont signé le 28 avril 2004 un « guide des bonnes pratiques », qui rappelle la réglementation en vigueur et définit une base d’échanges d’informations entre opérateurs et collectivités. Ce guide laisse la possibilité aux Maires de « formaliser au plan local, via un document co-signé avec les opérateurs, la mise en œuvre de ces bonnes pratiques».

 C’est ce qui a été fait à Tremblay, mais a minima. En conseil municipal, j’ai refusé de valider cette charte locale trop peu contraignante pour les opérateurs de téléphonie. Ce document ne fixe notamment aucun engagement à limiter les puissances d’émission. Par ailleurs, une cellule d’information des usagers doit être mise en place, mais elle tarde toujours à venir. En attendant, les services municipaux ont établi une carte des antennes-relais implantées à Tremblay. C’est toujours ça. Pour en prendre connaissance, cliquez ici !

Le grand remue-méninges actuel autour de l’avenir de la région parisienne a au moins le mérite de forcer les décideurs à se projeter dans le long terme et à prendre un peu de hauteur. Car au-delà des enjeux de pouvoir, il s’agit de donner à la capitale la capacité de rester dans le peloton de tête des métropoles mondiales et de négocier le virage de l’après-Kyoto. Certes pas en terme de taille ni de population – là Paris est définitivement hors course – mais en terme de  dynamisme, de rayonnement économique et culturel. L’autre objectif fondamental est bien sûr de réorienter le développement de l’ensemble métropolitain en 104-ext-500x342réparant les erreurs du passé et en se tournant résolument vers la qualité de la vie des habitants et le développement durable. A cet égard, le Grand pari de l’agglomération parisienne est une excellente initiative. Dix prestigieux cabinets d’architectes, entourés d’équipes pluridisciplinaires (sociologues, urbanistes, géographes…) sont engagés dans une consultation visant à esquisser le Grand Paris du XXIème siècle. Il y a quelques jours, ces dix équipes avaient rendez-vous au Cent Quatre avec les élus de la région pour un point d”étape organisé sous forme de deux tables rondes animées par Stéphane Paoli. Parmi les élus présents dans l’assistance, les démonstrations allégoriques des architectes laissaient parfois dubitatif, mais pour ma part, j’ai trouvé certains exposés très intéressants. En tout cas, ces échanges donnaient à réfléchir, ce qui, somme toute, était l’objectif.

Paola Vigano Studio 08

Paola Vigano Studio 08

Parmi les intervenants, Paola Vigano pour l’équipe Studio 08, développa un diagnostic volontairement provocant en parlant d’une agglomération découpée, dans l’imaginaire collectif des habitants interviewés, selon un axe très manichéen entre deux empires qui s’opposent, entre des zones chargées positivement ou négativement. Le Studio 08 propose de réorganiser l’ensemble en présentant 4 scénarios différents qui “amènent à interpréter la métropole existante et à imaginer la métropole de l’avenir comme une ville poreuse, perméable et isotrope, fortement accessible et pour tous. Ce qui apparaît contraster avec les processus d’exclusion/inclusion et de formation d’enclaves.”  Oui, bon, je vous avais prévenu, dit comme ça c’est un peu stratosphérique, mais avec des cartes et des éléments tangibles ça se défend. Mais attendez, ça se corse.

De son côté le pool Castro-Denissof a décliné son manifeste politico-urbanistique traditionnel autour de la Topolitique, c’est-à-dire la dissémination dans l’ensemble de l’agglomération à la fois d’intérêt public, de poésie (”l’Homme habite en poète” F. Hölderlin), de patchwork et de baroquisme (pour recoudre le territoire) ou de Symbolique extraordinaire (Roland Castro, l’Homme Topolitique, préconise la construction de nouveaus édifices spectaculaires pour garder le rang de capitale-phare)  !

le 104 - un nouvel espace artistique ouvert

le 104 - un nouvel espace artistique ouvert

Le néerlandais Winy Maas pour l’équipe MVRDVD a pointé la nouveauté pour la culture française de devoir bâtir un grand projet en retravaillant l’existant et non plus en se lançant à la conquête de nouveaux espaces comme les ZUP ou les villes nouvelles des année 60 et 70. Il préconise en particulier de s’attaquer au “mocheness” français, les grands ensembles honnis et de s’y intéresser pour leurs défauts mais aussi pour les qualités de leurs défauts c’est-à-dire leur caractère monumental.

J’arrêterai ce bref aperçu sur la proposition d’Antoine Grumbach qui consiste à penser la vallée de la Seine dans son ensemble. “Paris, Rouen, Le Havre, une seule ville dont la Seine est la grande rue” aurait dit Napoléon 1er, un visionnaire qui pensait déjà à l’après-Kyoto !  Pour Grumbach seule cette échelle peut  permettre de remplir réellement les objectifs de la ville durable, en pensant la solidarité entre la ruralité et l’urbanité, en optimisant les flux de circulation en reliant la Métropole à un débouché maritime, et en devenant l’interface atlantique de l’Europe. pour ma part, je trouve le parti pris de Grumbach trop partiel. Sa démonstration est séduisante et a la force des idées simples, mais elle escamote un peu facilement l’indispensable travail sur l’agglomération dans son espace actuel.

104-graf-150x85Voilà, sinon, n’hésitez pas à passer au 104, le nouvel espace artistique de la Ville de Paris où il se passe pas mal de choses. Vous pouvez consulter sa programmation en cliquant ici. A deux pas de Stalingrad, ce lieu de vie, ouvert occupe paradoxalement les anciennes pompes funèbres municipales de Paris, ce qui explique peut-être la présence de ce charmant graphe !

paris450x323Mardi soir, le Conseil municipal de Tremblay a approuvé l’adhésion à Paris Métropole. Paris Métropole est un syndicat mixte d’étude qui sera créé courant 2009, après approbation du Préfet de Paris et la délibération de chaque collectivité adhérente. Paris Métropole s’inscrit dans la continuité de la conférence métropolitaine, une instance de réflexion créée en 2006 à l’initiative de Bertrand Delanoë, ouverte à l’ensemble des collectivités territoriales de la première couronne, communes, départements, région. L’objectif est de renforcer la cohérence des politiques publiques et de contribuer au débat national organisé autour de la réforme des institutions et du Grand Paris. Un débat qui devrait déboucher en 2009 sur une loi d’orientation et sur une réforme annoncée comme ambitieuse. Les décideurs locaux attendent en particulier les premières conclusions du comité Balladur qui planche sur la question depuis octobre 2008, et qui devrait déposer son rapport définitif fin février. Le comité a auditionné beaucoup d’experts et de dirigeants de grandes collectivités, je vous invite notamment à lire ici l’intervention très politique mais néanmoins très pertinente de Claude Bartolone, le Président du Conseil général de Seine Saint-Denis. Mais le débat ne fait que commencer et je reviendrai très bientôt sur le sujet.

 

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L’affiche des municipales de mars 2008 à Tremblay

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