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On l’attendait depuis des années, on désespérait de la voir un jour, mais ça y est c’est décidé, c’est donc au coeur de l’été, le 16 juillet prochain, que le prolongement de la Route départementale 40 sera inauguré. Cette nouvelle voie, contournant le Vieux Pays, était pratiquement achevée depuis des mois, mais son ouverture était sans cesse repoussée. Espérons qu’à l’avenir, compte tenu de l’importance des projets futurs attendus dans le secteur aéroportuaire, la question des infrastructures de transports sera menée avec un peu plus de détermination, sinon, gare à l’embolie.
J’ai lu ces deux bouquins dernièrement : Le soleil des Scorta de Laurent Gaudé et le Livre des jours de Michael Cunningham. Le livre des jours est constitué de trois nouvelles qui se situent à des époques différentes. Elles font intervenir des personnages reliés entre eux par le verbe. Le soleil des Scorta est planté dans un décor unique et parle de personnages liés par le sang.
Je n’ose pas vraiment vous recommander ces bouquins parce qu’ils m’ont laissé sur ma faim et que je leur ai trouvé plein de défauts. Mais j’ai envie d’en parler parce qu’ils sont tout de même attachants. Ils parlent d’humanité, de destin et ils recèlent – malgré leurs lacunes, mais comme toute œuvre digne de ce nom – une part d’universel. De surcroît, la première nouvelle du Livre des jours est très réussie et formidablement bien écrite, et Le Soleil des Scorta est parsemé de moment très intenses (ce dernier a reçu le prix Goncourt 2004, même si ce n’est pas forcément une référence…).
Ces deux ouvrages parlent tous deux de condition humaine, d’aliénation et de libération, mais de manières radicalement différentes. Autre point commun, une même ville, LA ville, New York, joue un rôle essentiel dans ces deux livres. Pour l’auteur américain, malgré l’attachement évident à big apple, New York est le lieu de l’aliénation de l’ère industrielle, le champ clos de la désespérance qu’il faut laisser derrière soi. Et pour l’européen, New York est l’horizon fantasmé de la liberté et de la renaissance.
Ce ne sont pas les bouquins de plage idéaux, mais bon…
















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