You are currently browsing the category archive for the 'Uncategorized' category.

Projet de "haut-lieu" de l'équipe de Jean Nouvel : un gratte-ciel qui produit des énergies renouvelables (géothermie, éolien, biomasse, solaire thermique). © Jean Nouvel, Jean-Marie Duthilleul, Michel Cantal-Dupart
D’une manière générale, l’absence de réaction devant le projet de Grand Paris porté par Christian Blanc me semble étonnante. Les seules oppositions ne concernent, comme d’habitude que les enjeux de pouvoirs locaux, essentiellement autour des prérogatives de l’établissement public qui sera chargé du portage foncier du futur grand huit. Les élus locaux redoutent, à juste titre, de se faire déposséder de leurs pouvoirs en matière de droit du sol. Mais en revanche, aucune remarque, aucune critique ne porte sur le fond, sur le projet lui-même. Pour ma part, j’ai déjà dit tout le mal que je pensais des choix de Blanc et de Sarkozy. Ils n’ont tiré aucun enseignement du travail des dix ateliers d’urbanistes réalisé dans le cadre du Grand Pari de l’architecture. Le projet se résume à un supermetro souterrain qui va coûter une fortune, qui va desservir au petit bonheur quarante gares sur lesquelles le développement urbain sera prié de se greffer. Tout cela élaboré au doigt mouillé dans un bureau parisien, en ne tenant absolument pas compte des enjeux de développement durable et de limitation de l’étalement urbain. Pour vous en convaincre, je vous invite à lire une tribune publiée par un des français les plus respectés dans le monde, l’architecte Jean Nouvel, qui synthétise admirablement l’absurdité des choix présidentiels pour le Grand Paris. Jean Nouvel détaille d’une manière très factuelle l’ensemble de la démarche initié l’année dernière, et exprime l’inquiétude et le sentiment de gachis inspirés par cette débauche de moyens qui hélas, a abouti à un si piètre résultat.
Le projet du Grand Paris est menacé de s’enliser dans la confusion, par Jean Nouvel
LE MONDE | 20.10.09 | 13h34 • Mis à jour le 21.10.09 | 07h45
Sept mois après le rendu des études stratégiques, six mois après les fermes prises de position présidentielles, où en sommes-nous ? Nulle part. La confusion est totale. Pourquoi ? Nous allons essayer de suivre les méandres de cette histoire.
La source
Quand Nicolas Sarkozy demande à dix équipes pluridisciplinaires, organisées autour d’urbanistes et d’architectes, de proposer une stratégie de développement du Grand Paris pour intégrer la nouvelle donne (post-Kyoto) : limiter l’émission de gaz à effet de serre et réorienter le schéma directeur de la région Ile-de-France, le président surprend et, en période de crise, il suscite un grand espoir.
1er méandre
Initialement, le projet pour le Grand Paris est apparu d’abord comme un projet de redéfinition de la gouvernance lié à la réforme des collectivités territoriales, objet du rapport Balladur : quelles représentations démocratiques (électives) sur quels territoires ? Quelles répartitions des pouvoirs entre l’Etat, la région et les collectivités locales. Pour les Français, le projet du Grand Paris est un projet de découpage électoral. Rapidement, Nicolas Sarkozy a tranché : le projet urbain d’abord, le projet de gouvernance suivra. Mais pour les Français l’information devient : le projet pour le Grand Paris est remis aux calendes grecques.
2e méandre, premier rocher
Le 6 mars, les équipes pluridisciplinaires remettent leurs conclusions et Christian Blanc, secrétaire d’Etat chargé du développement de la région capitale, les invite à dîner pour les informer… de son projet pour le Grand Paris. En fait, un projet de transport urbain en périphérie de la métropole. Les jours suivants, il en informe abondamment la presse et le projet du Grand Paris devient un grand huit souterrain de métros automatiques, établi avant même la prise de connaissance des dix propositions ayant occupé des centaines de spécialistes de tout poil pendant le temps d’une bonne gestation : neuf mois.
Et, pour les Français, le projet du Grand Paris devient un projet de métro enterré, mais promis à un bel avenir.
3e méandre, en eau calme
Quand, après le rendu des propositions, le président de la République reçoit les représentants de ces équipes, il dit sa satisfaction et son impatience de voir se concrétiser les idées urbaines avancées, il réaffirme aussi sa volonté d’une action structurante à l’échelle du Grand Paris et, pour la mettre en oeuvre, témoigne sa confiance à Christian Blanc.
4e méandre, courbe en accélération
Le 29 avril, le président de la République prononce le discours à l’ouverture de l’exposition de la Cité de l’architecture. Il cite de nombreuses idées empruntées aux dix études présentées, les fait siennes et confirme sa confiance en Christian Blanc. Il lui demande d’intégrer dans son projet de loi sur les transports du Grand Paris les conclusions de certaines études issues des projets des urbanistes architectes… Nous sommes à la veille de grandes décisions urbaines, même les plus sceptiques se prennent à espérer.
5e méandre, embouteillage
Puis ouverture de l’exposition sur le Grand Paris. Succès populaire. Mais on comprend vite qu’il est impossible d’exposer et d’expliquer dix fois un sujet aussi complexe, chaque étude étant présentée dans un espace exigu de 20 m². La presse montre des images éparses de propositions contradictoires et résume chaque étude sur la transformation d’une métropole de 14 millions d’habitants en environ dix à quinze lignes.
Les Français sont curieux, intéressés et essayent de comprendre… mais c’est impossible.
Bref, une telle somme de travail est trop difficilement communicable. La plupart des journalistes eux-mêmes ne prennent pas le temps de comprendre… seuls certains élus parisiens et franciliens ont souhaité des présentations projet par projet. Et, stupéfaction, je n’ai jamais entendu le secrétaire d’Etat chargé du développement de la région capitale commenter une seule proposition, ni même seulement demander à une des dix équipes d’expliquer ses projets… En revanche, il dit aux équipes qu’elles auront toutes du travail et évoque avec certaines de futures responsabilités sur de larges territoires, et se fait ainsi quelques alliés…
6e méandre, remous
Les responsables des équipes pluridisciplinaires suggèrent à Christian Blanc de regarder dare-dare leurs études pour (on ne sait jamais) intégrer quelques pensées pertinentes. Des conseillers élyséens, des élus parisiens et franciliens font de même. Le secrétaire d’Etat fait la sourde oreille au nom d’une urgence qui devient vite raison d’Etat. Tout le monde a compris que Nicolas Sarkozy souhaite aller le plus vite possible. Mais dans cette expression, il y a possible, pas uniquement le plus vite ! Toutes les équipes n’ont pas mis l’accent sur une proposition de transports métropolitains, mais toutes ont relevé l’importance de la corrélation entre stratégie d’évolution et carte des transports.
Certaines équipes ont approfondi un schéma de transports élaboré et argumenté de nature à questionner les élus et les conseillers au plus haut niveau de l’Etat. Ces derniers, pour l’essentiel, voulaient intégrer dans la proposition du secrétaire d’Etat de nombreux paramètres issus de ces équipes. Ce qui a amené, à l’initiative de Claude Guéant, un schéma modificateur et complémentaire du grand huit de Christian Blanc, avec, en outre, la recommandation expresse d’avoir un métro aérien dès que la situation le permet. Cela n’empêche pas le secrétaire d’Etat de continuer à diffuser toujours son même schéma. Les Français ne perçoivent pas d’évolution dans le grand huit.
7e méandre, en eau trouble
En outre, parmi les multiples propositions indiquées dans le discours présidentiel qui énumère des propositions issues des dix études, l’une d’elles éclipse les autres : la liaison Paris-Le Havre. Même si l’analyse du texte montre que l’on parle surtout du Havre port de Paris et d’une liaison rapide par TGV Le Havre-Paris, ce que la presse retient c’est l’axe de développement urbain et territorial Paris-Le Havre. Le Havre est cher à mon coeur et occupe mon esprit par d’importants projets, renforcer la notion de port avancé de Paris est pertinente, la liaison rapide souhaitable, mais urbaniser la vallée de la Seine entre les deux villes est à la fois une idée comique – Ferdinand Lop parlait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer – et une idée tragique : pour limiter l’émission des gaz à effet de serre, la métropole ne doit plus s’étendre, les transports doivent se concentrer, la densité doit être renforcée sur les gares d’interconnexions.
Seules de nouvelles unités de productions industrielles ont une raison stratégique d’être le long des voies fluviales. Un projet post-Kyoto ne peut être qu’une stratégie de modification de territoires déjà urbanisés. Etendre la ville est aujourd’hui criminel pour notre descendance. Pourtant, les Français ont compris que le projet du Grand Paris était d’étendre Paris jusqu’au Havre !
8e méandre, rapides avant les chutes
Puis nous avons appris qu’une loi dite du Grand Paris était en préparation pour permettre la réalisation du grand huit des métros souterrains. Une loi étrangère aux propositions urbaines liées à la consultation du Grand Paris. (L’architecte) Christian de Portzamparc demande alors avec pertinence que l’intitulé de la loi stipule qu’elle porte sur les transports du Grand Paris…
Les Français n’ont aucun moyen de savoir que le Grand Paris de Christian Blanc, et son projet de loi, n’a rien à voir avec le Grand Paris exposé à la Cité de l’architecture par les dix équipes internationales pluridisciplinaires.
Un premier projet de loi a circulé cet été sur l’urbanisation du Grand Paris. Ses nouvelles constructions sont implantées dans des cercles de trois kilomètres de diamètre, quarante gares sont le centre de quarante cercles. Quatre fois la surface de Paris aujourd’hui ! Ceux qui l’ont lu ont été effarés par un tel manque de discernement qu’ils soient élus ou professionnels de l’aménagement urbain. Une société du Grand Paris finance le grand huit, notamment en préemptant le foncier à l’intérieur des cercles. Le projet de loi amendé (les cercles ont disparu, les zones concernées sont flexibles, les collectivités locales sont représentées minoritairement au conseil d’administration) a été accepté en conseil des ministres et sera présenté à l’Assemblée nationale à la fin de l’automne.
C’est un projet de loi conflictuel qui ne donne aucune garantie d’utilité publique s’il n’est pas relié à une stratégie urbaine précisée et située. Oui, l’Etat a pour rôle d’initier, de proposer un mode de financement, et quand c’est nécessaire de décider de l’intérêt général face à des intérêts locaux. Cette loi est indispensable, mais elle ne peut être ni une carte blanche sur le mode d’urbanisation ni une incitation à l’extension urbaine. Le Grand Paris n’est pas un champ de bataille. Il ne pourra s’épanouir que dans la compréhension et la hiérarchisation d’objectifs sociaux, humanistes et optimistes. Le consensus sur ces objectifs est le principal paramètre nécessaire pour en accélérer la réalisation.
Nous en sommes là… Avec en plus la perspective des élections régionales pour crisper un peu plus les choses… Mais ne vous méprenez pas, je ne suis pas un démolisseur, mais un constructeur persévérant : j’oeuvre pour que le projet du Grand Paris, le vrai, le structurant, l’ambitieux, le durable, l’humaniste, pour lequel Nicolas Sarkozy a invité tant d’experts à réfléchir et à proposer, voit le jour et se mette en place au plus vite. La matière permettant les choix stratégiques est là. Elle n’est pas extraite.
Et, Christian Blanc souhaitait-il vraiment l’extraire quand il a proposé de repartir de zéro et de faire un projet commun à dix équipes avant toutes discussions sur le contenu ! Piège grossier désamorcé in extremis.
Il faut créer d’urgence un atelier du Grand Paris où l’Etat, la région, la Ville de Paris et les collectivités locales désigneront des représentants qui, informés par les équipes auteurs des propositions et par les ateliers d’urbanisme de la ville de Paris et de la région, identifieront les propositions à retenir en vérifiant leur comptabilité et leur faisabilité. Car, vous l’avez compris, logiquement, les propositions formulées et étudiées séparément sont contradictoires et tout aussi logiquement, en démocratie, les experts proposent et les politiques disposent.
Ce n’est évidemment pas par hasard si Christian Blanc a proposé que l’Atelier du Grand Paris soit une association réduite aux seules équipes pour qu’elles travaillent ensemble… J’avais trouvé le nom : l’Atelier de Sisyphe. Le Grand Paris pourrait commencer demain matin dans des centaines de communes simultanément, puisque c’est, avant tout, la modification d’une situation existante où il faut :
- planter des arbres pour créer de la biomasse,
- isoler et requalifier les bâtiments énergivores en agrandissant les logements et en améliorant leurs équipements et leur esthétique,
- aménager les lisières, limites de la ville et de la nature,
- accélérer la modification urbaine,
- favoriser la mixité et les reconversions ainsi que l’implantation des commerces de proximité,
- reconquérir les délaissés urbains et arrêter de démolir dans les quartiers sensibles, les ouvrir et surtout les équiper…
Et, surtout, surtout arrêter d’étendre la ville par simples juxtapositions périphériques.
Les élus de Paris Métropole proposent de travailler dès aujourd’hui avec l’Atelier du Grand Paris ; ces mesures et d’autres pourraient donc être intégrées rapidement dans des centaines de communes. Le plus difficile sera de décider où construire les 70 000 logements annuels pour créer des centralités autour du Paris historique à l’échelle de la métropole. Il est facilement compréhensible qu’entre une stratégie comme celle du groupe Descartes (Yves Lion, François Leclerc…) avec 20 centralités de 500 000 habitants, ou une autre comme celle de Richard Rogers qui propose un polycentrisme compact, ou celle de Cantal-Duthilleul-Nouvel qui propose seulement cinq centralités… Le tracé du système de transports et l’implantation des gares risquent d’être légèrement différents ! Il faut choisir, trancher.
Après ce choix, un secrétaire d’Etat, ami des ingénieurs, urbanistes, architectes, artistes, intellectuels… à l’écoute de tous, humaniste curieux et ambitieux pour l’ensemble des habitants du Grand Paris, pourrait vite proposer un tracé de transports précis et pertinent sur des bases déjà consensuelles et il serait alors immédiatement possible de formaliser les nouveaux documents d’urbanisme à l’échelle de la métropole.
Les représentants des dix équipes pluridisciplinaires ont signé, le 28 juillet, une lettre adressée au président de la République pour demander la création de l’Atelier du Grand Paris, conforme à cette stratégie afin de réaliser son ambition qui est logiquement partagée par ceux qui veulent que le début du XXIe siècle soit plus juste et plus généreux.
Il y a 20 ans, le 16 août 1989, par décret du Président de la République, Tremblay-lès-Gonesse devenait Tremblay-en-France. Cela méritait une petite célébration amicale avec celui qui en fût le principal artisan.
Il y a quelques jours, début août, j’ai eu le plaisir de rendre visite à France et Hervé Revel, dans leur maison familiale située près de Narbonne. Aidé par la décontraction balnéaire et l’ambiance méditerranéenne, j’ai obtenu l’accord d’Hervé pour réaliser la petite interview que vous pourrez visionner ci-dessous. Au cours de ce bref entretien, enregistré en une seule prise et dans la plus grande improvisation, l’ex maire-adjoint à la culture évoque un évènement local, dont il a été le principal artisan : le changement de nom de Tremblay-en-France (pour plus de détails, voir le site de la Société d’Etudes historiques de Tremblay).
Officier des Palmes Académiques, Chevallier des Arts et Lettres, Proviseur du lycée de Tremblay jusqu’en 1996, passionné d’histoire et Maire-adjoint à la culture de 1977 à 2001, Hervé a beaucoup œuvré pour Tremblay, pour sa vie culturelle, pour la valorisation de son patrimoine. Nous devons notamment à son obstination, le développement du cinéma Jacques Tati, devenu le deuxième cinéma indépendant du département après le Méliès de Montreuil.
La ville lui doit aussi son changement de nom, un acte on ne peut plus fondamental et identitaire. En devenant Tremblay-en-France, Tremblay-lès-Gonesse accomplissait une mue qui allait de pair avec le développement considérable lié au développement du pôle de Roissy-Charles-De-Gaulle. Paradoxalement la ville renouait également avec son passé, puisque avant la Révolution, Tremblay était caractérisée par son appartenance au Pays de France, un territoire clairement identifié et homogène, au nord est du bassin parisien, s’étendant de Saint-Denis jusqu’aux abords de Meaux. La petite commune rurale d’alors était indifféremment appelée Tremblay-Saint-Denis ou Tremblay-en-France.
Aujourd’hui, Tremblay-lès-Gonesse, ce patronyme hérité d’une logique administrative étroite appartient au passé. Pour ceux qui n’en connaissaient que le nom et surtout son célèbre sobriquet de « tremblez les gonzesses », Tremblay-lès-Gonesse est une ville disparue, introuvable, sauf peut-être sur les anciens documents administratifs, les vieux atlas, les dictionnaires jaunis, les cartes postales d’avant 1989… Celles qui nous parlent d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…
Ca y est c’est officiel , depuis dimanche c’est l’été. Les oiseaux chantent, le soleil brille et la fête de la musique a donné le coup d’envoi des manifestations estivales. Certes, pour ceux qui auront la chance de partir, ce n’est pas encore tout à fait l’heure des vacances, mais il est déjà possible d’en prendre un avant-goût sans aller très loin. Ainsi, tout l’été, le Comité départemental du tourisme de Seine Saint-Denis organise plusieurs manifestations autour du canal de l’Ourcq, des bals et concerts sur des barges, des visites et balades insolites. De même, tous les week ends jusqu’à fin août, des navettes fluviales vous emmènent d’Aulnay au bassin de la Villette pour la somme symbolique de 1 euro.
Notez que l’aller-retour prend au moins 3 heures, le temps de méditer sur le développement durable et la biodiversité en Seine-Saint-Denis ! Il faut cependant regretter que la partie Est du département soit un peu oubliée par le Comité départemental du tourisme. Cela me permet de rappeler que cela fait des années que je plaide pour un travail sur cette question à Tremblay. Malheureusement, la Municipalité de Tremblay ne semble pas du tout intéressée par cette question, il faut espérer qu’elle se réveille un jour. Notre ville est également la porte d’entrée sur le département de Seine et Marne, un département très soucieux de développer le potentiel du canal et avec lequel un travail partenarial pourrait s’engager.
Enfin, bien sûr, je ne peux évoquer le tourisme et le canal sans parler de l’association Au Fil de l’Ourcq (AFLO), née et domiciliée à Tremblay, qui fait toujours un travail remarquable sur la valorisation du patrimoine, notamment en assurant l’ouverture au public des usines élèvatoires de Trilbardou et de Villers-lès-Rigault, toutes deux classées patrimoine historique. Ces deux ensembles architecturaux appartiennent à la Ville de Paris, propriétaire du canal, et constituent à la fois des lieux de balade remarquables, entre Marne et Ourcq, et des témoignage exceptionnels du patrimoine industriel du XIX ème siècle. Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur le site d’AFLO ou téléphoner au 01 64 35 68 21 ou au 06 88 60 66 19.
J’ai été frappé par le vent d’unanimisme qui est passé après la conférence de presse de Nicolas Sarkozy sur le Grand Paris. Le 29 avril, sous les reproductions médiévales de la Cité de l’Architecture, notre Grand Président Sarkozy (GPS) nous a gratifiés d’une reculade étonnante. Il a soigneusement évité tout ce qui fâchait, en particulier la question des réformes institutionnelles. Après la levée de bouclier provoquée par le rapport Balladur présenté début mars, on avait rapidement compris que le volet institutionnel serait repoussé. Mais en fait, mercredi, il a été purement et simplement désintégré. Désormais, qu’on se le dise, pour notre GPS, l’important c’est le projet. C’est promis, il ne s’intéresse plus qu’au développement urbain, durable, équitable, de la capitale. Et peu importe comment. Pour la gouvernance, ce sera aux générations futures de se débrouiller.
Alors, à défaut de lancer la révolution institutionnelle, qu’a donc annoncé notre GPS ? Eh bien, il a égrené de doctes considérations sur la ville lumière, son histoire, son destin, son avenir, parsemant son discours de quelques propositions, en matière d’urbanisme notamment, dont personne ne sait comment elles pourront être suivies d’effet. Il a en particulier promis de nous faire le Grand Huit, un métro de 130 kilomètres autour de Paris pour la modeste somme de 35 milliards d’euros. Une merveille d’inventivité technocratique, qui, après le flop des villes nouvelles, risque de nouveau de corseter la région parisienne dans un schéma de développement théorique et figé. Pourtant, une des principales constantes des équipes du Grand Pari de l’agglomération parisienne, était justement de ne plus morceler la métropole dans des zonages hermétiques entre activités économique, logement, commerces. Avec ce métro couteux, qui ne reliera que de futurs pôles économiques sélectionnés d’en haut, on régresse vers une logique étatique et dépassée du développement urbain.
Par ailleurs, outre la question des transports, notre GPS, sans surprise, s’est précipité sur les propositions les plus faciles émises par Christian Blanc et les dix équipes d’architectes du Grand Pari. Une nouvelle forêt dans le cône de bruit de Roissy ? Oui bien sûr, planter des arbres, ça plaît toujours ! Des clusters, ouah ça sonne bien, ça fait riche, vous m’en mettrez une dizaine. Une capitale se doit d’avoir une entrée maritime ? Ben voyons, Paris-sur-mer, c’est simple, ça a de l’allure, ça brille, ça ne pouvait que plaire à notre GPS ! Allez, avec notre GPS, cap sur le Grand Paris Bling-Bling.
Voilà, j’étais parti quelques jours, j’ai pris un peu de soleil et ramené quelques images dont celles-ci de l’entraînement d’un pilote de la sécurité civile sur le lac de Saint-Croix du Verdon. Je n’ai pas eu le temps de photographier le virage et l’approche serré au ras des collines, mais l’écopage d’un bombardier est toujours un spectacle étonnant… et risqué pour l’équipage. Dernier accident local en date, en 2004, un bombardier d’eau s’est abîmé dans le lac et repose à près de 40m de profondeur…




















Commentaires récents